Logo lms Le Mâle Saint Le côté obscur du mâle.

Interstellar : Vers l’infini et au-delà du réel

Interstellar film
Si vous n'avez pas encore vu Interstellar, le très attendu nouveau film de Christopher Nolan, c'est votre dernière chance pour le voir dans les salles obscures ! Embarquez avec Matthew McConaughey et Anne Hathaway pour un voyage épique et intimiste aux confins de l’espace et de l’humain.

Dans un futur proche, sur une planète Terre devenant de plus en plus inhabitable, un groupe d’explorateurs part dans une mission interstellaire à travers une autre dimension, à la recherche de nouvelles planètes à coloniser pour sauver l’espèce humaine de l’extinction.

Interstellar est un tour de magie cinématographique. Et comme Christopher Nolan l’a montré dans un de ses films précédents, Le Prestige, chaque tour de magie comporte trois parties : la Promesse, le Tour et le Prestige. Si les deux premiers actes de ce nouveau long-métrage magique sont très réussis, le troisième laisse quant à lui un arrière-goût un peu amer. Direction les étoiles.

La Promesse

Interstellar movie wallpaper

Christopher Nolan a clôturé sa trilogie Dark Knight en 2012, et le monde entier retenait son souffle pour découvrir sa nouvelle création post-Batman. Le metteur en scène britannique est donc enfin de retour avec un nouveau « blockbuster d’auteur » comme il sait si bien le faire. Car oui, il est sans aucun doute aujourd’hui un des rares réalisateurs à pouvoir concilier blockbuster épique et drame digne des applaudissements de l’Académie (comme Steven Spielberg, qui devait à l’origine réaliser le film). 

Après s’être attaqué à la magie et aux rêves dans les classiques Le Prestige et Inception, Nolan plonge cette fois dans la science-fiction pure, qu’il aborde cependant une fois encore de manière réaliste, en s’appuyant sur des données scientifiques. Autant dire que dès les premières informations sur le projet, l’attente et l’excitation se sont fait immédiatement ressentir. Et plus d’un an après le premier teaser sur fond de réelles images d’archives et d’un Matthew McConaughey en larmes au volant de son pick-up, Interstellar a enfin atterri dans les salles obscures.

Le pitch de départ est relativement simple. La Terre est sur le point de mourir, et le seul espoir de l’humanité est de trouver refuge dans les étoiles. A partir de là, Nolan prend le temps d’introduire son univers et ses personnages, centrés autour de la famille Cooper, menée par le père de famille incarné par McConaughey. Dès les premières minutes le spectateur s’attache immédiatement à ces personnages, et à cette humanité désespérée, magnifiés par la musique de Hans Zimmer, qui avec ses envolées à base d’orgue rappelle parfois les compositions de Philip Glass. Une fois les premiers mystères et les bases de l’intrigue posés, le moment tant attendu arrive enfin : le départ pour l’espace. 

Le Tour

Interstellar movie

Sombre, étouffant, sans son. L’espace de Christopher Nolan semble tout droit sorti d’images officielles de la NASA. Bien plus proche de Gravity et 2001 : l'odyssée de l'espace que de Star Wars et autres. C’est dans ce second acte que certains des sujets principaux du film sont abordés, tels que le voyage dans l’espace, la théorie de la relativité, et autres trous noirs. Afin d’approcher ces sujets de la façon la plus réaliste possible, Christopher Nolan et son équipe se sont associés avec le physicien théoricien Kip Thorne. Les nombreux concepts scientifiques sont ainsi vulgarisés et expliqués de la manière la plus simple possible.

Au travers de ce voyage à travers un trou de ver et l’exploration de nouvelles planètes, Nolan propose ainsi des moments aussi épiques, que plausibles et réalistes. Un véritable tour de force, renforcé par la maîtrise du drame et des personnages, qui donne des moments d’une émotion hallucinante.

Comment ne pas être ému aux larmes lors de la séquence qui suit l’exploration de la première planète ? C’est aussi dans cette deuxième partie que l’on retrouve le paysage enneigé et glacé, un classique de Nolan. Environnement cher au metteur en scène, et présent au cœur des enjeux importants dans presque tous ces films, la neige est ici aussi toile de fond d’un des plus gros twists du film. Un twist qui mène au troisième et dernier acte du film, là où le bât blesse.

Le Prestige

Matthew interstella

Le dernier acte d’un tour de magie, également le plus difficile. C’est ici où Nolan se perd un peu. Tous les mystères et les pistes développés pendant les deux premiers actes sont dévoilés et expliqués. Malheureusement, là où la grande majorité du film repose sur des explications scientifiques, Nolan décide de tout résoudre en allant puiser dans la science-fiction pure et dure : le gros problème du film.

Après le réalisme et la science, Nolan donne des explications un poil bancales, totalement en décalage avec ce qu’il montre dans le reste de son film. Dans 2001 : l'odyssée de l'espace, le spectateur est plongé dès le début dans une ambiance totalement surréaliste et métaphysique, et sait qu’il devra lui-même trouvé les réponses à ses questions. Alors que dans Interstellar, le spectateur est pris par la main depuis le début et s’attend donc à une explication scientifique et raisonnée des différents mystères introduits. Il se retrouve finalement devant une situation improbable et inexplicable. Ce qui a de quoi faire sortir du film. Mais heureusement, le talent de Nolan et sa maîtrise des personnages et du drame permettent de rester scotcher au fond de son siège. D’autant plus qu’à ce moment précis, Nolan fait dans la démesure aussi bien dans l’idée visuelle que scénaristique et donne un concept totalement fou, inédit et jamais vu sur quelque support que ce soit.

Interstellar est malgré tout une très grande réussite. Christopher Nolan prouve une nouvelle fois qu’il est l’un des réalisateurs les plus talentueux, imaginatifs et burnés d’Hollywood. A l’image de Steven Spielberg ou d’Alfonso Cuarón, il propose au public du divertissement de haute volée, dans lequel se mélangent l’émotion pure, le drame, l’humour, l’épopée et les idées de cinéma révolutionnaires. Avec son réalisateur, ses acteurs au sommet de leur art, sa bande originale hallucinante, ses idées grandioses et originales, Interstellar est un immense film de cinéma. Véritable voyage, l’expérience est totale. C’est pour ce genre d’œuvre que le cinéma existe. 

Vous en voulez encore plus ? Découvrez les autres films testés et approuvés par l'équipe du Mâle saint.


Vous avez aimé ? Partagez cet article:



Il n'y a pas encore de commentaire sur cet article, soyez le premier !

Découvrir d'autres articles

Concours : gagnez vos places pour Into the Woods, le nouveau Disney

Quelques semaines après sa sortie aux Etats-Unis, le nouveau film de Disney s'invite dans les salles obscures françaises. Quand Cendrillon, Jack et ses haricots magiques, Raiponce et le Petit Chaperon rouge se croisent en plein coeur de la forêt, ça donne Into the Woods. Un étonnant mélange de contes qu'on vous propose d'aller voir au cinéma !

Séries : Community, Suits & Homeland, nos découvertes de l'été

Glandage intempestif, mauvais temps et streaming (oups) ont été nos meilleurs amis durant ces loooongues semaines d'absence. Après moult recommandations et tergiversations dans l'Internet des amateurs de séries, on s'est finalement laissé tenter. Tâchons de mettre à profit les centaines d'heures que le Mâle saint a passé devant son écran d'ordinateur ou de télévision, assis con...